être ange

nouvelles variations

 

être ange a d’abord été un travail à quatre mains et deux ailes : un travail photographique au sténopé d’Erick Mengual, réalisé avec la complicité du comédien Damien Bouvet, et un travail d’écriture poétique de François Coudray, en échos aux images.

Il a donné lieu à une installation sous la forme d’un leporello géant, livre ouvert où inventer, du dialogue des mots et des images, une errance, un cheminement.

Créée en 2017 à Nantes, cette installation a ensuite voyagé dans plusieurs pays d'Europe.

 

Deux expositions ont suivi, au Théâtre Mouffetard à Paris en 2018 puis à la Galerie Labo 1880 à Clermont Ferrand en 2023.

Pour chacune d'elles, Erick Mengual a opéré un choix parmi les images originales et travaillé à de nouveaux tirages. Se sont ainsi déployées de nouvelles variations sur le thème de l’ange dessinant une véritable fugue pour dire cela qui fuit, qui passe, disparaît. Cela qui, dans la fuite, le passage, se dessine, mobile, et semble nous faire signe. Cela qui meurt, nous dit vivant, un instant nous saisit. Pour saisir cet insaisissable. Et s’éprouver vivant.


Tout, dans ces expositions, participe à l’écriture de cette fugue : 

  • le décor naturel (le miroitement mystérieux des eaux, le tremblement des feuilles, l’entrelacs mouvant des branchages, et la terre, et le ciel) ;

  • le personnage de l’ange (son être indécidable - homme, oiseau, chimère – que disent le costume, tulles flottants, et le corps de l’acteur, chair, peau) et sa danse (comme une douce errance au plus près de ce monde, une caresse déchirante, un rêve évanoui) ;

  • la technique du sténopé, le contrôle de l’obturation et les choix de cadrage et de composition de l’image (permettant de de capter la vibration de cette lumière et le vol de l’ange, de mettre en scène ce passage – jouant avec le gros plan et la profondeur de champ, le flou, l’effacement…) ;

  • le tirage à la gomme bichromatée (engageant le photographe à intervenir sur son négatif avec les outils du peintre - pinceaux et pigments – et à travailler la couleur, la densité, la matière, l’épaisseur… pour délivrer à son image une respiration propre) et le grain du papier (autre vibration, autre souffle) ;

  • la dramaturgie même de cette suite (véritable contrepoint visuel, variations sur les motifs, les formes et les matières évoqués : reprises, reflets, échos, métamorphoses, effacements) ;

  • et la suite des poèmes mis à disposition des spectateus qui pouvaient ainsi librement les parcourir au gré de leur déambulation.

 

Les phrases en italique sont extraites d'une présentation de François Coudray.

 

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